Le Centre d’activité physique (CAP) est un lieu dédié à l’activité physique adaptée pendant ou après les traitements. À n’en pas douter le sport est un des meilleurs médicaments qu’il soit.
Si c’était un médicament, l’activité physique serait à la fois anti-inflammatoire, antidouleur, antihypertenseur, antidiabétique, mais également parade aux effets secondaires de divers traitements. Pas étonnant qu’elle prenne une place grandissante aux HUG autant dans les consultations que via des programmes adaptés et sur mesure. Ces prestations sont proposées pendant et après leurs traitements, et notamment dans le tout nouveau Centre d’activité physique (CAP), qui a ouvert ses portes fin juin sur le site de Beau-Séjour.

Intégrer l’activité dans son quotidien
« Ce centre regroupe tous les programmes d’activité physique existants (cardiologie, pneumologie, oncologie) et des nouveaux projets en cours de développement, en particulier avec le Service de néphrologie et hypertension. La partie extérieure du complexe sportif a été réalisée sur les 630 m2 situés au-dessus de la piscine. Son pendant intérieur comprend un nouvel espace de 150 m2 et les 530 m2 de salles de gym et de fitness ont été réaménagés. Les nouveaux appareils, intelligents et interconnectés, permettent des activités de grande précision et sur mesure. On rentre les données de la personne et on peut tout faire, car la machine la reconnaît », explique Philippe Sigaud, infirmier et chef de projet au Service de cardiologie. Et d’ajouter : « L’activité physique est essentielle dans le cadre du rétablissement et de la vie en général. L’esprit du CAP est de la rendre la plus accessible et personnalisée possible pour motiver à l’intégrer durablement dans son quotidien. Derrière cela, une idée simple, mais essentielle : quelles que soient les circonstances, bouger aide à vivre mieux. »

Bénéfices concrets
De nombreuses études ont validé les bienfaits de l’activité physique, notamment pour les personnes ayant subi un infarctus du myocarde ou souffrant d’insuffisance cardiaque. « Ainsi, des travaux portant sur des programmes de réadaptation de trois mois ont montré une augmentation de la capacité physique de 15 à 20%, une amélioration des symptômes comme l’essoufflement et les troubles de l’humeur (l’anxiété par exemple), et une diminution du risque de récidive d’infarctus », relève le Dr Philippe Meyer, médecin adjoint agrégé au Service de cardiologie. Des bénéfices concrets qui s’expliquent par la multitude de processus physiologiques s’activant lorsque le corps se met en mouvement et dont chaque cellule tire profit.
Le Centre d’activité physique, financé par la Fondation privée des HUG et un mécène, s’apprête à accueillir quelque mille patients et patientes par an.
Image de couverture : ©V Albert

