Conseil Nutrition 1 : le « poids » qu’est-ce que ce mot veut dire ?

Début de la série « Conseil nutrition » qui vous aidera à préparer au mieux votre #coursedelescalade. 1er volet cette semaine sur le thème du poids: qu’est-ce qu’on entend par le terme de poids, qu’est-ce que la masse corporelle et à quoi faut-il faire attention pour bien s’alimenter ? #nutritiondusport #mangerbiencourirmieux

Conseils nutrition : Le « poids », qu’est-ce que ce mot veut dire ?
La recherche de poids idéal est fréquente, que ce soit pour l’esthétique, la santé et/ou des performances physiques. Le poids est la résultante de nos habitudes de vie, essentiellement de notre façon de manger et de bouger.

On associe souvent le poids avec l’indice de masse corporelle (IMC) qui permet d’évaluer la corpulence d’une personne, en mettant en rapport le poids avec la taille.

La formule pour calculer son IMC est : poids (kg)/ taille au carré (m). Par exemple une personne pesant 60 kg et mesurant 165 cm a un IMC de : 60/(1.65)2 = 22 kg/m2 correspondant à un IMC dans les normes.
Les catégories d’IMC pour les adultes sont :

• IMC < 18.5 = maigreur/dénutrition                • IMC 18.6-25 = normal/mince
• IMC 25.1-29.9 = surpoids                                • IMC > 30 = obésité

Ces catégories sont donc plus précises que le poids seul mais elles ont leurs limites pour des personnes pratiquant une activité sportive, du fait d’une masse musculaire généralement plus développée que les sédentaires. A titre d’exemple, un bodybuilder est considéré comme obèse par cet indice qui ne tient pas compte de sa masse musculaire surdéveloppée ! Il est donc souvent nécessaire d’analyser plus en détails le poids en mesurant la répartition eau, masse musculaire et masse graisseuse : c’est la notion de composition corporelle.

Mesurer la composition corporelle Parmi les outils de mesure de composition corporelle possibles, il existe des mesures manuelles localisées, comme la mesure du tour de taille ou de hanche, ou celle des plis cutanés qui s’effectue à l’aide d’une pince spécifique. Elles ont pour but d’estimer le taux de masse grasse en ayant l’avantage d’être faciles d’utilisation mais la répartition du tissu graisseux n’étant pas uniforme, le résultat peut être faussé et les mesures manuelles manquer de précision. Des outils technologiques permettent des mesures globales des masses grasse, musculaire et hydrique. Il existe de nos jours divers appareils, tels que des balances nouvelle génération. Intéressantes et souvent connectées, elles ont par contre le défaut d’introduire des biais par la position (debout) et par les points de contact (sous les pieds/mains) ne permettant pas une bonne conductibilité rendant les résultats peu précis. La mesure par bioimpédancemétrie est réalisée en position allongée, pour une meilleure répartition de l’eau dans tout le corps, avec des électrodes placées sur le dessus des pieds et des mains conjointement. Par comparaison avec des mesures faites debout sur une balance, celle-ci est alors plus fiable et précise car moins sujette à des biais de mesure. Il existe enfin d’autres appareils de pointe (BODPOD, DEXA) qui sont de grande précision mais utilisés d’avantage en milieu hospitalier et en recherche clinique.

Connaitre sa composition corporelle permet de se situer quand on cherche à modifier son poids. Cela permet de répondre à certaines questions que l’on peut se poser : « ai-je réellement trop de graisses ? », « est-ce que ma masse musculaire est suffisante ? », « j’ai l’impression d’être plus léger et d’avoir maigri car je perds mon pantalon, pourtant ma balance dit que mon poids n’a pas changé », « ai-je transformé ma graisse en muscles ? ». Savoir de quoi notre corps est composé par une analyse de qualité permet donc de mieux se connaître, de mieux ajuster son alimentation à ses besoins, de fixer des objectifs réalistes… et souvent de se motiver et/ou se rassurer !